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Un abus sexuel est une contrainte ou un contact physique par lequel une personne se sert d’un enfant, d’un ado ou d’un adulte pour sa stimulation sexuelle ou celle d’une tierce personne. La contrainte peut être verbale, visuelle, ou psychologique. Le contact physique : baisers, attouchements, pénétration manuelle, simulation de rapports sexuels, viol, qu’il soit génital, anal ou oral, obtenu par la force ou non.
Tout abus sexuel constitue une violation du caractère sacré et de l’intégrité de la personne et provoque toujours un traumatisme. C’est une violence majeure et un traumatisme qui met en jeu l’équilibre psychique de la personne qui le subit.
L’abuseur est un pervers qui va mettre en place une stratégie perverse pour commettre ses abus. Il obtiendra le silence de sa victime par la honte, la culpabilisation, les menaces ou les privilèges. Le silence est rarement rompu, l’abus reste secret, parfois toute la vie. Dans 29% des cas l’abuseur est un membre de la famille et dans 60%, un familier ou un ami.
L’inceste est un abus sexuel au sein d’une même famille. Quand il y a transgression du tabou de l’inceste, le processus de vie s’inverse et enferme dans une régression psychique. L’enfant interrompt son processus d’individuation et d’émancipation ;
En gardant le silence, la victime se fait l’alliée de l’agresseur, ce qui va renforcer le mépris qu’elle a d’elle même et sa culpabilité. Elle souffre de sentiments d’impuissance, de trahison, de honte. Sartre a dit de la honte qu’elle est « l’hémorragie de l’âme » ; le sentiment d’impuissance entraine de graves dommages ; la personne abusée doute d’elle même, elle insensibilise son âme pour ne plus ressentir la rage, la souffrance, le désir ou la joie. Elle perd le sentiment d’exister, semble étrangère à sa vie. Les conséquences de la trahison sont de la méfiance et de la suspicion, la perte de l’espoir d’être proche et intime avec autrui, l’impression que si elle a été trahie, c’est parce qu’elle le méritait. Un abus sexuel marque la personne au fer rouge. Elle s’auto détruit car la haine de soi est destructrice.
Ces quelques lignes s’inspirent d’un article de Jacques et Claire Poujol, que je vous invite à consulter en suivant ce lien www.psycho-ressources.com.
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