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La boulimie est le plus fréquent des troubles du comportement alimentaire. C’est une dépendance, une addiction, parfois qualifiée de toxicomanie sans drogue. Au cœur de la pathologie boulimique on trouve toujours un problème identitaire.
Les boulimiques sont des personnalités dépendantes, habitées par un profond mal être et des sentiments de solitude, d’incomplétude et de dévalorisation qui les mènent vers une quête de perfection. Elles ont peur de ne pas être aimées et un énorme besoin de plaire, de fusionner avec l’autre pour se sentir exister.
Cependant la relation à l’autre n’est pas une vraie relation. L’autre n’existe pas. Les boulimiques ont tout à découvrir de la complexité des relations. Pour s’en sortir, elles ont d’abord besoin d’apprendre qui elles sont, qui se cache derrière leur « faux self », de ressentir leurs propres besoins, puis d’expérimenter très concrètement ce qu’est une relation authentique. Alors seulement disparaîtront l’obsession de la nourriture et les boulimies. La clé du problème boulimique c’est de se mettre à exister, de savoir qui on est et ce qu’on veut, de se poser en tant qu’individu. Les boulimiques ne sont pas des malades, elles ont juste à devenir elles-mêmes.
La boulimie est un symptôme, c’est à dire le signe que quelque chose ne va pas. Le symptôme est totalement accessoire, ce qui est grave c’est la non réalisation de soi qui se cache derrière.
La boulimie un passage à l’acte qui tient lieu de langage. Les boulimiques doivent réinvestir le langage, retrouver les mots justes et apprendre à exprimer ce qu’elles ressentent sans peur d’être rejetées. L’attitude du thérapeute faite à la fois de soutien, de confrontation et d’authenticité est en cela fondamentale. La thérapie est plus orientée sur l’ici et maintenant que sur l’exploration du passé.
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